Égypte - décembre 2003 / janvier 2004

Sommaire
28/12 - Louxor - Karnak - Assouan - Philae
29/12 - Monastère - Village nubien
30/12 - Daraw - Kom Ombo
31/12 - Carrières pharaoniques - Spéos d'Horemheb
1/01 - Wadi El Chott - navigation
2/01 - Edfou - Vallée des Rois - Medinet Habou
3/01 - Musée de Louxor - Winter Palace

Photothèque
Égypte

Vers le site de Terdav

Cliquer pour entendre l'hymne égyptien



28 décembre

Louxor : nuit de 2 heures dans un hôtel de la rive gauche.
Karnak Karnak au petit matin, une sensation de fraîcheur et déjà la foule des touristes.
Karnak
Karnak Est-ce cela, le manque de sommeil ou la restauration un peu trop visible qui rend la salle hypostyle moins imposante que dans mon imagination ? Je ne suis pas encore dans l’ambiance, et ne suis pas loin de la déception.
Karnak
Karnak

Transfert à Assouan sous bonne escorte. Depuis l’attentat de 1997 les étrangers ne se déplacent qu’en convoi. Contraignant pour les horaires, et arrêt imposé.

Philae

Philae

D’Assouan nous ne voyons guère que Philae, mais cette fois-ci la magie opère. Traversée en barge pour rejoindre le temple reconstruit sur une île, après être resté 70 ans à demi immergé. Philae
L’air est doux et le soleil déjà bas éclaire les pierres d’une couleur mordorée.
La légende d’Isis et d’Osiris revit au travers des hiéroglyphes, animés par les commentaires du guide.
Flânerie sur l’île au soleil couchant sur le Nil. Je suis un savant du Directoire, un de ceux qui gravèrent leur nom sur les vieilles pierres qu'ils rendirent à l’histoire.
Philae Philae Philae  
Embarquement sur les felouques et premier dîner à bord du bateau à moteur qui sert de salle à manger.
Le sommeil nous tombe dessus, protégés de la fraîcheur de la nuit par la chaleur de nos duvets.
Retour au début

29 décembre

En felouque Les grands bateaux qui descendent le fleuve ont bercé notre sommeil. En felouque
En felouque Première navigation à la voile avant de rejoindre la terre ferme.
En felouque
Le désert

Image de désert, l’étroite bande fertile à peine franchie.

Nos pas nous mènent à un ancien monastère, dont il ne reste que les ruines. Au cœur des vestiges orthodoxes les traces d’occupations plus anciennes, sous forme de gravures rupestres, préhistoriques ou pharaoniques.

Ruines du monastère
Au loin le bleu du Nil dans son écrin vert.
Le Nil dans son écrin vert Déjeuner sur le bateau et navigation à voile. Le Nil dans son écrin vert
Une nouvelle halte nous mène dans un village nubien. Vision de maisons en béton qui remplacent progressivement les abris de terre cuite, et ce portail ouvragé qui s’obstine encore à résister aux outrages du temps. Village nubien
Nous finissons le trajet à la voile, en l’absence du bateau à moteur, retenu par un contrôle de police.
Retour au début

30 décembre

Nuit marquée par les remous des bateaux à moteur, qui viennent faire tanguer nos felouques.
Dans la fraîcheur du matin, la buée accompagne nos premières paroles.
Nous rejoignons un débarcadère, pour nous entasser dans deux camionnettes : direction Daraw et son marché aux bestiaux. Nous naviguons au milieu des ânes, des bœufs et des moutons, comme happés par cette masse vivante. Daraw - le marchéDaraw - le marché
Daraw - le marchéDaraw - le marché Petit-déjeuner aux couleurs orientales sous l’œil d’un buffle aux naseaux fumants.
Retour sur les felouques, après un passage dans l’enclos du marché aux chameaux, déserté en cette saison.
Nous glissons sur le Nil en direction de Kom Ombo, temple doublement consacré à Horus, le dieu faucon, et Sobek, le dieu crocodile.
Vision d’instruments chirurgicaux ou d’une femme qui accouche gravés dans la pierre, témoins de la vocation curative du temple.
Kom Ombo
Kom Ombo Kom Ombo Kom Ombo - la femme qui accouche Kom Ombo Kom Ombo
Palmeraie Nouvelle navigation après le déjeuner, avant une promenade dans les palmeraies, salués par un ibis. Salués par un ibis
Au soir la lune a dessiné un halo gigantesque dans le ciel nuageux alors que nous passons à table.

Retour au début
Le bateau restaurant

31 décembre

Palmeraies Palmeraies Début de journée de navigation, avant une marche au milieu des vergers et des palmeraies.
Visite d’une école dans un petit village, complétée par le thé et les biscuits dans une vaste maison.
comme un cortège
À l’heure du déjeuner les grands bateaux semblent défiler devant nous comme un cortège.
Nouvelle navigation, et voici les carrières des pharaons. Carrières de pharaons Carrières de pharaons
Carrières de pharaons Séti Ier , Ramsès II et Ramsès III ont imprimé leur marque sur ce qui constituait l’ancienne frontière, avant que la conquête de la Haute Égypte ne la reporte à la première cataracte. Les cénotaphes des dignitaires du régime ajoutent à la solennité du lieu.
Spéos d'Horemheb Plus loin un monument creusé dans la roche : le Spéos d’Horemheb, qui servit à son couronnement, loin de Thèbes potentiellement hostile à ce pharaon roturier, successeur de Toutankhamon. Nous ne le visiterons que le lendemain, car déjà la nuit tombe, tandis que s’allument les projecteurs qui illuminent le monument de leur lumière jaune.
Le bateau qui nous ramène au campement longe doucement la rive, pour mieux nous faire profiter du spectacle. Air du soir à peine frais sur le toit du bateau aux dernières heures de 2003, instant magique.
Chants des felouquiers autour du feu, qui lancent les festivités du réveillon.
Retour au début
Réveillon 2004 Réveillon 2004

1er janvier

Retour vers le spéos

Retour vers le Spéos.
Sur les murs presque intacts, le général devenu pharaon utilisait ses victoires comme autant d’arguments pour asseoir sa légitimité.

Nous partons vers le désert.

Spéos
À la sortie du village voisin, vision du corps desséché d’un chameau (ou était-ce une vache ?), qui n’atteignit jamais le point d’eau.
Le soleil et l’air sec ont fait le travail de momification.
Un chameau ?
Sable et rochers nous entourent, au loin le Nil et sa bande fertile, trait bleu et vert dans l’immensité sableuse.
Le désert
Le désert Un wadi nous ramène vers le fleuve, sentier millénaire que parcoururent les sujets du pharaons et ceux qui les avaient précédés. Les rochers sur notre droite gardent les traces de leur passage, hiéroglyphes ou graffitis en forme d’autruche, de girafe ou d’antilope, du temps ou ce désert était fertile. Roches gravées Roches gravées
Après-midi de navigation sur le long fleuve tranquille, régates de vieux gréements avec le grincement des cordages sur les poulies de bois. Le Sudan,le vieux vapeur de « Mort sur le Nil », qui accueillit Agatha Christie, vient à notre rencontre.
Le Sudan
Une île au milieu du Nil, non loin d’Edfou, sera notre dernier abri maritime, avant le retour.
Retour au début
Soir

2 janvier

Réveil très matinal, repli des bagages et adieux aux felouquiers.

Nous traversons une ville encombrée, une des rares sur la rive gauche, pour parvenir à un temple imposant : Edfou.

Edfou
Edfou Edfou Vision maintenant classique des colonnades et des salles gravées, jusqu’au sanctuaire d’Horus avec son naos de granit noir.

Dans les chapelles latérales, la barque sacrée d’Horus, comme prête à l’emploi.
Edfou
Comme à l’aller c’est en convoi que nous rejoignons Louxor.

Déjeuner sous la tonnelle avant les visites de l’après-midi.

Les colosses de Memnon nous montrent la route vers la vallée de rois.
Colosses de Memnon
Vallée des rois Dans un paysage désolé aux teintes claires autant d’ouvertures marquent l’entrée des tombes. Nous en visiterons trois : Ramsès III, Ramsès VI (pharaon désargenté qui trouva plus commode de s’approprier la tombe de son prédécesseur) et Meremptah, successeur de Ramsès II.
L’atmosphère humide est presque oppressante, dans ces couloirs interminables où les fresques colorées achèvent de nous couper le souffle.
Medinet-Habou Départ de la vallée des rois pour Medinet-Habou, temple funéraire de Ramsès III.


Les bas reliefs surprennent par leur rare violence : Le roi guerrier ordonne sans mansuétude le supplice des prisonniers.
Medinet-Habou Medinet-Habou
Medinet-Habou Un scribe tient la comptabilité macabre des mains, des langues et des sexes tranchés.
Le temple est presque intact, sentiment de remonter le temps au travers du dédale des pièces où les peintures ont gardé une bonne partie de leur couleur.
Medinet-Habou Medinet-Habou
Vision de carte postale du coucher de soleil sur les palmiers à l’heure de le quitter.

L’inévitable visite des souks vient clore la journée, alors que le sommeil se fait sentir.
Retour au début
Carte postale

3 janvier

Dernière matinée en Égypte, nous plions bagage.
Musée de Louxor Visite du musée de Louxor, petit musée mais pièces splendides. Horemeb sous la protection d'Osiris
Tête dorée d'Hathor La tête dorée d'Hathor, issue des trésors du tombeau de Toutankhamon est venue enrichir le musée, et voisine le buste de son prédécesseur Akhenaton au visage émacié jusqu’à la caricature.
Plus loin Horemheb, le général pharaon, est figé pour l’éternité sous la protection d’Osiris.
Akhenaton
Il est maintenant trop tard pour visiter le temple de Louxor, et nous rallions par l’inévitable calèche, le Winter Palace, pour siroter un café sous les tentures rouges d’un salon victorien. Notre voyage dans le temps nous a ramené à l’époque d’Agatha Christie, comme une étape dans notre retour. Winter Palace
C’est peu avant de prendre l’avion que nous apprendrons qu’un charter semblable au notre s’est abîmé en Mer Rouge...
Retour au début


© Bernard Cathelain 2004