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Louxor : nuit de 2 heures dans
un hôtel de la rive gauche. |
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Karnak au petit matin, une sensation
de fraîcheur et déjà la foule des touristes.
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Est-ce cela, le manque de sommeil ou la restauration
un peu trop visible qui rend la salle hypostyle moins imposante que
dans mon imagination ? Je ne suis pas encore dans l’ambiance,
et ne suis pas loin de la déception. |
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Transfert à Assouan sous bonne escorte.
Depuis l’attentat de 1997 les étrangers ne se déplacent
qu’en convoi. Contraignant pour les horaires, et arrêt
imposé.
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Embarquement sur les felouques et premier dîner à bord
du bateau à moteur qui sert de salle à manger.
Le sommeil nous tombe dessus, protégés de la fraîcheur
de la nuit par la chaleur de nos duvets.
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Les grands bateaux qui descendent le fleuve ont bercé
notre sommeil. |
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Première navigation à la voile avant de rejoindre
la terre ferme. |
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Image de désert, l’étroite
bande fertile à peine franchie.
Nos pas nous mènent à un ancien
monastère, dont il ne reste que les ruines. Au cœur
des vestiges orthodoxes les traces d’occupations plus anciennes,
sous forme de gravures rupestres, préhistoriques ou pharaoniques. |
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| Au loin le bleu du Nil dans son écrin vert. |
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Déjeuner sur le bateau et navigation à
voile. |
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| Une nouvelle halte nous mène dans un
village nubien. Vision de maisons en béton qui remplacent progressivement
les abris de terre cuite, et ce portail ouvragé qui s’obstine
encore à résister aux outrages du temps. |
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Nous finissons le trajet à la voile, en l’absence
du bateau à moteur, retenu par un contrôle de police.
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Nuit marquée par les remous des bateaux à moteur,
qui viennent faire tanguer nos felouques.
Dans la fraîcheur du matin, la buée accompagne nos premières
paroles. |
| Nous rejoignons un débarcadère,
pour nous entasser dans deux camionnettes : direction Daraw et son
marché aux bestiaux. Nous naviguons au milieu des ânes,
des bœufs et des moutons, comme happés par cette masse
vivante. |
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Petit-déjeuner aux couleurs orientales sous l’œil
d’un buffle aux naseaux fumants.
Retour sur les felouques, après un passage dans l’enclos
du marché aux chameaux, déserté en cette saison.
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Nous glissons sur le Nil en direction de Kom
Ombo, temple doublement consacré à Horus, le dieu faucon,
et Sobek, le dieu crocodile.
Vision d’instruments chirurgicaux ou d’une femme qui accouche
gravés dans la pierre, témoins de la vocation curative
du temple. |
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Nouvelle navigation après le déjeuner,
avant une promenade dans les palmeraies, salués par un ibis. |
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Au soir la lune a dessiné un halo gigantesque
dans le ciel nuageux alors que nous passons à table.
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Début de journée de navigation, avant une marche au
milieu des vergers et des palmeraies.
Visite d’une école dans un petit village, complétée
par le thé et les biscuits dans une vaste maison. |
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| À l’heure du déjeuner les grands
bateaux semblent défiler devant nous comme un cortège. |
| Nouvelle navigation, et voici
les carrières des pharaons. |
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Séti Ier , Ramsès II et Ramsès III
ont imprimé leur marque sur ce qui constituait l’ancienne
frontière, avant que la conquête de la Haute Égypte
ne la reporte à la première cataracte. Les cénotaphes
des dignitaires du régime ajoutent à la solennité
du lieu. |
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Plus loin un monument creusé
dans la roche : le Spéos d’Horemheb, qui servit à
son couronnement, loin de Thèbes potentiellement hostile à
ce pharaon roturier, successeur de Toutankhamon. Nous ne le visiterons
que le lendemain, car déjà la nuit tombe, tandis que
s’allument les projecteurs qui illuminent le monument de leur
lumière jaune. |
Le bateau qui nous ramène au campement longe
doucement la rive, pour mieux nous faire profiter du spectacle. Air
du soir à peine frais sur le toit du bateau aux dernières
heures de 2003, instant magique.
Chants des felouquiers autour du feu, qui lancent les festivités
du réveillon.
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Retour vers le Spéos.
Sur les murs presque intacts, le général devenu pharaon
utilisait ses victoires comme autant d’arguments pour asseoir
sa légitimité.
Nous partons vers le désert. |
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À la sortie du village voisin, vision du corps desséché
d’un chameau (ou était-ce une vache ?), qui n’atteignit
jamais le point d’eau.
Le soleil et l’air sec ont fait le travail de momification.
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| Sable et rochers nous entourent, au loin le
Nil et sa bande fertile, trait bleu et vert dans l’immensité
sableuse. |
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Un wadi nous ramène vers le fleuve, sentier millénaire
que parcoururent les sujets du pharaons et ceux qui les avaient précédés.
Les rochers sur notre droite gardent les traces de leur passage, hiéroglyphes
ou graffitis en forme d’autruche, de girafe ou d’antilope,
du temps ou ce désert était fertile. |
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Après-midi de navigation
sur le long fleuve tranquille, régates de vieux gréements
avec le grincement des cordages sur les poulies de bois. Le Sudan,le
vieux vapeur de « Mort sur le Nil », qui accueillit Agatha
Christie, vient à notre rencontre.
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Une île au milieu du Nil, non loin d’Edfou,
sera notre dernier abri maritime, avant le retour.
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Réveil très matinal, repli des bagages et adieux aux felouquiers.
Nous traversons une ville encombrée,
une des rares sur la rive gauche, pour parvenir à un temple
imposant : Edfou. |
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Vision maintenant classique des colonnades et des salles
gravées, jusqu’au sanctuaire d’Horus avec son naos
de granit noir.
Dans les chapelles latérales, la barque sacrée d’Horus,
comme prête à l’emploi. |
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Comme à l’aller c’est en convoi que nous rejoignons
Louxor.
Déjeuner sous la tonnelle avant les visites de l’après-midi.
Les colosses de Memnon nous montrent la route vers
la vallée de rois. |
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Dans un paysage désolé aux teintes claires autant
d’ouvertures marquent l’entrée des tombes. Nous
en visiterons trois : Ramsès III, Ramsès VI (pharaon
désargenté qui trouva plus commode de s’approprier
la tombe de son prédécesseur) et Meremptah, successeur
de Ramsès II.
L’atmosphère humide est presque oppressante, dans ces
couloirs interminables où les fresques colorées achèvent
de nous couper le souffle. |
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Départ de la vallée
des rois pour Medinet-Habou, temple funéraire de Ramsès
III.
Les bas reliefs surprennent par leur rare violence : Le roi guerrier
ordonne sans mansuétude le supplice des prisonniers. |
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Un scribe tient la comptabilité macabre des mains, des langues
et des sexes tranchés.
Le temple est presque intact, sentiment de remonter le temps au travers
du dédale des pièces où les peintures ont gardé
une bonne partie de leur couleur. |
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Vision de carte postale du coucher de soleil sur les
palmiers à l’heure de le quitter.
L’inévitable visite des souks vient clore la journée,
alors que le sommeil se fait sentir.
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| Dernière matinée en Égypte, nous
plions bagage. |
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Visite du musée
de Louxor, petit musée mais pièces splendides. |
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La tête dorée d'Hathor, issue des trésors du
tombeau de Toutankhamon est venue enrichir le musée, et voisine
le buste de son prédécesseur Akhenaton au visage émacié
jusqu’à la caricature.
Plus loin Horemheb, le général pharaon, est figé
pour l’éternité sous la protection d’Osiris. |
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| Il est maintenant trop tard pour visiter le
temple de Louxor, et nous rallions par l’inévitable calèche,
le Winter Palace, pour siroter un café sous les tentures rouges
d’un salon victorien. Notre voyage dans le temps nous a ramené
à l’époque d’Agatha Christie, comme une
étape dans notre retour. |
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| C’est peu avant de prendre l’avion que nous apprendrons
qu’un charter semblable au notre s’est abîmé
en Mer Rouge... |
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