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| Après une
nuit d'avion, escale à Johannesbourg, avant le vol pour Victoria
Falls. De l'avion nous percevons des nuages qui semblent s'élever
du sol dans un ciel partout bleu. Les projections des chutes créent
une pluie permanente, nous aurons l'occasion de nous en apercevoir
plus tard. |
Les points de vue se succèdent, sans pour autant permettre
d'embrasser la totalité des chutes et leur 1,7 km de long
pour 107 m de hauteur.
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Finalement nous débouchons sur un pont qui enjambe le
fleuve en aval.
Le Zambèze s'est tranformé en un simple torrent.
Depuis le pont, qui forme frontière avec la Zambie, quelques
téméraires s'essaient au saut à l'élastique.
Nous quittons le parc pour rejoindre les rives du fleuve, en amont
cette fois-ci. |
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Nous embarquons dans un bateau à
fond plat, spécialement aménagé pour la vue
sur le fleuve.
Nous allons le parcourir pendant deux heures, à la recherche
de nos premiers animaux.
Ils ne sont pas au rendez-vous, mais le vin du Zimbabwe, servi à
bord, et les amuse-bouche qui l'accompagnent agrémentent
la croisière. |
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Les vues sur le fleuve sont superbe : devant nous
les nuages irisés d'arc-en-ciel nous situent les chutes,
au milieu de la végétation abondante.
Un superbe coucher de soleil fournira l'apothéose.
Un repas très local, avec au menu crocodile, phacochère
et koudou, vient conclure cette première journée. |
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La journée va être marquée par le passage des
frontières. |
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| Nous laissons Victoria Falls pour rejoindre
le Botswana à hauteur de Kasane. Un bref arrêt au supermarché
pour quelques provisions : nous sommes frappés par la propreté
et l'abondance des denrées. Le Botswana est le second pays
d'Afrique en PNB par habitant et cela est visible.
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À chaque passage de frontière notre passeport s'est
enrichi de deux coups de tampons, l'un pour quitter un territoire,
l'autre pour pénétrer dans le nouveau.
Nous sommes dans la bande de Caprivi, une étroite bande de
terre qui prolonge la Namibie au nord du Botswana, comme un doigt
lancé vers le Zimbabwé. |
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Notre véhicule, un camion aménagé en bus,
se dirige plein ouest.
Autour de nous le bush à perte de vue, avec ça et
là quelques cases.
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| La route est assez longue, et l'après-midi
est bien avancé quand nous atteignons un petit village, Lizauli,
en fait une reconstitution à valeur d'éco-musée,
où nous sont présentés quelques outils et chants
et danses traditionnels. |
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Des zèbres au jour finissant, et de derniers tours de
roue jusqu'à un terrain au bord d'un marécage.
Nous installons nos tentes alors que la nuit tombe, tandis que retentit
non loin de nous le meuglement des hippopotames, et le cri des singes,
les occupants habituels de ces lieux.
Première nuit en pleine nature, au milieu de nulle part.
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Nous sommes réveillés
par les bruits de la jungle, les singes s'en donnant à coeur
joie au milieu des arbres.
La journée alterne les kilomètres d'asphalte, et la
visite des parcs, à la recherche des animaux.
Le matin se sont principalement les impalas qui occupent le devant
de la scène, la vision du premier hippopotame venant donner
une silhouette aux bruits de la nuit. |
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Nous déjeunons au bord de rapides, les
cataractes de Popa, premier contact avec l'Okavango, là où
il est encore une rivière bien active. |
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| L'après-midi nous réserve quelques belles surprises
: un troupeau de gnous, qu'on croirait surveillé par une autruche
solitaire, un immense baobab à l'âge incalculable, et
un gigantesque python, qui traverse nonchalamment la route, manifestement
en pleine digestion. |
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Puis c'est de nouveau la frontière : nouveaux
coups de tampons et nous quittons la Namibie pour regagner le Botswana.
Une halte à Shakawe, pour de dernières provisions, et
nous rejoignons le lodge où se trouve le campement qui nous
abritera pour deux nuits, Drotsky Cabins, en bordure de l'Okavango,
là où le delta commence à prendre forme. |
| La nuit a été plus silencieuse que la précédente.
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La journée s'annonce aquatique,
avec parcours du nord du delta en bateau à moteur.
Dès le début de nombreux oiseaux saluent notre passage.
Nous en verrons de nombreux au cours de cette journée, du
guêpier écarlate, à la robe multicolore, à
l'aigle pêcheur, la tête capuchonnée de blanc. |
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La journée s'écoule ainsi, doucement,
au milieu des oiseaux dont nous oublierons les noms. |
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Au soir un magnifique soleil couchant vient embraser l'Okavango. |
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Après avoir quitté le campement, nous
nous dirigeons vers le sud.
Peu de temps après, des formes coniques
émergent de la plaine : Tsodillo Hills, les montagnes sacrées
des San.
Montagne est sans doute un grand nom, la plus haute ne faisant guère
plus de 300 m. Mais seul relief dans un paysage par ailleurs parfaitement
plat, on ne peut de fait les manquer. |
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| Elles sont au nombre de 4, le mâle et la femelle,
les deux plus grandes, et plus loin l'enfant et la colline du nord. |
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Nous nous installons dans un campement, au pied de female hill,
et partons presque immédiatement à la découverte
de l'art pariétal des San.
Il s'agit de dessins franchement primitifs, de teinte ocre, représentant
pour la plupart du gibier.
Nous suivons le sentier du lion, spécialement tracé
pour la découverte, le long de male hill. |
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Certains des dessins se limitent à une série
de traits, un pour chacun des membres ou le corps. D'autres sont plus
ouvragés, avec des formes arrondies et sont assez réalistes.
Les plus anciens remonteraient au 7ème siècle,
suivant les explications de notre guide, à vrai dire assez
peu loquace.
Nous retrouvons le campement pour le déjeuner. Nous profitons
d'un petit temps libre pour nous rendre à l'administration
du camp, à une dizaine de minutes, là où se trouvent
les sanitaires, pour visiter un petit musée donnant des informations
générales sur le site. |
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En milieu d'après-midi nous retrouvons la guide pour une
seconde visite, en suivant le "rhino trail" cette fois-ci.
Il s'élève progressivement sur les hauteurs de female
hill, d'où nous avons quelques vues partielles sur la plaine
alentour. Nous rejoignons une petite source qu'utilisaient les anciens
habitants des lieux. |
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Nous retrouvons régulièrement les peintures,
y compris celle des rhinocéros, qui a donné son nom
au sentier. Nous sommes sur une sorte de plateau légèrement
incliné, qui s'avèrera nous redescendre doucement en
direction de male hill, là où nous étions ce
matin.
Lorsque nous regagnons le campement il est malheureusement trop tard,
le soleil étant déjà trop bas, pour repartir
à l'ascension d'une des collines et tenter le sommet. |
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| La journée se termine tranquillement : le fond de l'air
est particulièrement doux, et l'endroit semble de surcroît
totalement dépourvu de moustiques. |
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Nous quittons Tsodillo Hills, qui se détachent sur l'horizon
dans le soleil du matin, pour une longue étape de route, jusqu'à
Maun, notre destination du soir. Nous allons contourner le delta par
le sud.
Si la route est goudronnée, pratiquement rectiligne, elle s'avère
particulièrement monotone. Nous sommes entourés par
le bush, que rien ne vient vraiment agrémenter. |
Nous arrivons à Maun en début
d'après-midi. Nous nous installons dans un campement à
l'intérieur de l'enceinte d'un hôtel, le Sedia. Nous
allons y rester 2 jours, la première nuit sous tente, la seconde
en ayant droit aux chambres.
L'après-midi est normalement libre, mais nous sommes le jeudi
de l'Ascension, et un tour rapide en ville, distante d'une petite
dizaine de kilomètre, nous convainc que tout est fermé.
L'après-midi se terminera en farniente au bord de la piscine,
avec une eau légèrement jaunâtre qui nous dissuade
de nous baigner. |
Nous nous réveillons assez tôt, pour un
trajet de quelques heures vers le Delta de l'Okavango.
Nous croisons quelques villages jusqu'à arriver à une
barrière qui marque l'entrée dans la zone protégée
du Delta. Peu après nous croisons quelques animaux, en particulier
quelques girafes, les premières du voyage. |
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Nous voici au bord de l'eau, où
nous attendent les mokoro, pirogues taillées dans le tronc
d'un arbre à saucisse, dans lesquelles peuvent prendre place
deux passagers. Le piroguier s'installe debout à l'arrière
et fait avancer le tout avec une perche, le marais étant peu
profond. |
| Nous avons récupéré les piroguiers
dans un village proche du point d'embarquement. |
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| Des bâches sont placées au fond du mokoro,
l'étanchéité n'étant pas garantie. De
fait certains en ressortiront malgré tout avec les fesses un
peu mouillées. Nous commençons à glisser sur
les canaux entourés d' herbes et de roseaux, dans un équilibre
quelque peu instable. |
Au passage, quelques oiseaux, peu nombreux à cette heure,
mais le premier intérêt vient du paysage : nous glissons
dans un véritable labyrinthe de canaux couverts de nénuphars
et de roselières, qu'on imagine hantés par les crocodiles
et d'autres espèces plus ou moins hostiles.
La calme est absolu, tout juste troublé par le glissement du
moroko dans les hauts et le bruit de la perche plongée dans
l'eau. |
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Après une bonne heure de cette navigation, interrompue une
fois pour écoper, nous nous arrêtons pour une marche
au travers de vastes étendues sèches. Nous arrivons
finalement à un plan d'eau dans lequel se prélassent
quelques hippopotames, dont ne dépassent guère que les
oreilles.
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Sur le côté, dans un petit méandre, la silhouette
inquiétante de quelques crocodiles.
Nous repartons par le même chemin et regagnons les pirogues.
L'exploration du delta se poursuit, interrompue à l'heure du
déjeuner, jusqu'à revenir à notre point de départ. |
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| Nous réembarquons alors dans les 4x4 pour prendre
le chemin du retour vers Maun. |
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Au passage des girafes saluent notre départ,
peut être celles qui étaient déjà là
à notre arrivée.
Quelques villages, parfois réduit à de simples cases
le long de la piste, puis nous retrouvons la route de Maun. |
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| Nous finirons la journée en faisant ce que nous
n'avons pu faire la veille : la visite de la ville ou du moins celle
de ses magasins de souvenirs ! |
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Nous rejoignons à l'aube l'aéroport de
Maun : un petit avion va nous emmener à Chobé, avec
à la clé un survol du delta.
Le voyage est inoubliable : à basse altitude, nous avons une
vue imprenable sur les méandres du fleuve, et surtout sur les
animaux : troupeaux de buffles, antilopes, éléphants,
zèbres, apparemment impassibles au bruit de l'avion. |
Le vol se poursuit à un peu plus haute altitude, puis nous
engageons la descente vers Chobé, avec à nouveau cette
vision d'étendues d'eau et de prairies.
Atterrissage sans histoire, et voici Chobé. |
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Les bagages à peine posés,
nous partons pour un "game drive" à l'intérieur
du parc. Nous ne sommes manifestement pas les seuls à nous
livrer à cet exercice, déjà des groupes, partis
aux aurores reviennent vers le lodge où est installé
notre campement.
Comme un avant-goût à ce qui nous attend, un phacochère,
manifestement peu farouche, a élu la pelouse du lodge comme
pâturage. |
Dès l'entrée du parc nous voyons apparaître
les premiers animaux, un groupe de calaos terrestres, grands oiseaux
déjà croisés au début du voyage.
L'itinéraire est certes un peu balisé, et les animaux
tendent à créer des attroupements de 4x4 qui enlèvent
un peu au caractère sauvage du lieu, mais les possibilités
offertes à l'observation sont tout de même très
grandes. |
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| Groupe d'hippopotames, comme entassés au bord
du fleuve et se prélassant au soleil, crocodile glissant dans
les eaux, et bien sûr de nombreuses animaux de la famille des
antilopes : impalas, elands, koudous dont les mâles aux cornes
allongées se dissimulent dans les arbres. |
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Un attroupement de véhicule en est le signal : deux lionnes,
allongées à l'ombre d'un arbre s'offrent dédaigneuses
à la curiosité des photographes.
Plus loin, sur un île, un hippopotame semble brouter, le seul
que nous verrons en pied. |
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Un superbe koudou, des vautours dans un arbre, une girafe,
des pacochères et finalement un troupeau d'éléphants
autour d'une mare, très photogéniques, viennent compléter
notre palmarès. |
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Nous regagnons le campement pour le déjeuner.
Dans les arbres, dans le parc du lodge, les singes s'en donnent à
coeur joie.
Puis nous nous retrouvons au bord du fleuve, pour embarquer pour une
croisière sur le Chobé, dans un bateau à fond
plat, pourvu d'un pont supérieur.
Nous nous installons en haut pour mieux profiter de la vue, au risque
des coups de soleil. |
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Le bateau avance lentement sur le fleuve. Au début
le spectacle parait plutôt banal, les quelques oiseaux aperçus
sur la rive ne pouvant concurrencer la faune du matin.
Mais bientôt la scène s'anime : des varans, qui semblent
se combattre, un couple de buffles, l'un d'eux comme prêt
à charger si notre embarcation s'approchait davantage de
son territoire. |
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Et bien sûr de nombreux hippopotames, apparemment indifférents
à notre présence.
Mais c'est au tomber du jour que le plus extraordinaire nous attend
: des dizaines d'éléphants rejoignent les rives du fleuve
pour leurs ablutions. Des familles entières s'entassent, les
petits collés contre leur mère, sous la surveillance
des grands mâles. |
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Avec la lumière rasante, l'ensemble prend une teinte mordorée,
du plus bel effet. Nous restons un long moment à contempler
le spectacle, proprement fascinant. |
Puis le bateau redescend doucement le fleuve, nous offrant un
dernier soleil couchant.
Nous regagnons le campement pour notre dernier soir, demain avion
et retour vers la France. |
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| C'est à l'escale de Johannesbourg que j'apprendrai
la nouvelle : la jetée du Terminal 2E de Roissy s'est en partie
effondrée... |
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