Les Vosges - Novembre 2001

...la forêt vosgienne...

Sommaire
1/11 - Reinhardsmunster - Rocher de Dabo - Geissfels
2/11 - Dambach - Grand Wintersberg - Camp Celtique- Falkenberg
3/11 - Obersteinbach - Wittschloessel - Vieux-Windstein - Nouveau-Windstein
4/11 - Matin de givre - Lutzelhardt - Frontière allemande



1er novembre :

Reinhardsmunster Après une première nuit à Furchhausen, non loin de Saverne, nous partons pour Reinhardsmunster, où commence la randonnée. Le temps est froid et sec, et le ciel à peine voilé de nuages. Nous allons rejoindre La Hoube, par le col de Valsberg.

...un petit pont...

...un vieil arbre moussu... Sur le chemin un vieil arbre moussu semble monter la garde.

Non loin un petit pont franchit un ruisseau, au milieu des feuilles jaunies qui crissent sous nos pas.

Rocher de Dabo Après le hameau de Zollstock, nous rejoignons la Hoube et le rocher de Dabo nous apparaît : nous sommes en Moselle, et le village est le plus haut du département.
Nous gravissons le rocher, un escargot sculpté dans le grès rose nous fait signe au passage.

...un escargot sculpté...

Au sommet, la chapelle Saint-Léon, du pape du même nom qui naquit en ces lieux. La chapelle est fermée mais qu'importe : le paysage, à peine embrumé, est superbe. Nous déjeunons près du parvis, en dominant toute la vallée.



Geissfels

L'après-midi le soleil s'affirme, tirant des traits de lumière au travers des arbres. Le chemin s'avance en forêt épousant les courbes de niveau.
Au Geissfels, une aiguille de grès rose se dresse vers le ciel, tel un immense menhir.
...des traits de lumière au travers des arbres...

...nous dominons la plaine...

...le soleil se couche sur Dabo...

Au travers des arbres nous dominons la plaine et quelques maisons apparaissent. Mais nous sommes en novembre, et le jour baisse rapidement. Et bientôt le soleil se couche sur le rocher de Dabo, qui se dresse à l'horizon. Il fera nuit lorsque nous regagnerons Reinhardsmunster.

2 novembre :

Au matin nous rejoignons Dambach au nord de Niederbronn, où un centre équestre doit nous accueillir pour la nuit. Le bleu du ciel est à peine altéré par quelques volutes de nuages et les ocres et verts des forêts qui nous environnent s'y détachent avec netteté.

La randonnée du matin nous conduit au grand Wintersberg, point culminant des Vosges
...les ocres et les verts des forêts...

du Nord. Nous gravissons le belvédère, et nous retrouvons entourés, à perte de vue, par la forêt vosgienne, qui nous offre un festival de ses teintes d'automne.

...la forêt vosgienne...

Un peu plus au sud, nous trouvons le camp celtique : un promontoire dominant la vallée du Falkensteinbach, constituant assurément une position idéale pour se défendre de toute

attaque. Des vieux murs de pierre qui constituaient jadis l'enceinte, il ne reste le plus souvent que des éboulis recouverts de mousse. Nous déjeunons sur un rocher à son extrémité, retrouvant sans doute les positions qu'occupaient autrefois ses sentinelles. Le soleil est à son point culminant, et nous avons presque chaud malgré la saison.

Nous reprenons la marche : les jours sont trop courts pour nous permettre de pousser

Le camp celtique
jusqu'à l'étang de Hanau, ni même jusqu'au Falkenstein. Nous jetons donc notre dévolu sur le Falkenberg, vaste éperon rocheux qui semble pointer vers Dambach. La montée finale est assez rude, et deux groupes se forment, suivant la rapidité d'ascension.

Et là les ennuis commencent : le fléchage laisse sans doute à désirer, et le second groupe perd la trace du triangle vert qui est supposé montrer le chemin. Les retrouvailles au pied du rocher prendront un certain temps ! Il faut
le Falkenberg encore trouver le moyen d'accéder sur le sommet du rocher, en parcourir la crête, et nous arrivons à une succession d'échelles qui conduisent au point culminant.

La vue valait largement l'effort, mais nous en avons perdu la notion du temps : la nuit va tomber, et le chemin du retour est encore long. La carte laisse cependant supposer que nous allons trouver, en suivant le pied du rocher, un chemin direct qui nous conduira

à notre destination finale. Mais le chemin est introuvable. Nous en prenons un autre, un peu plus bas, qui devrait également faire l'affaire. Mais bientôt il tourne, s'enroule autour de la montagne, et nous ramène dans la direction opposée ! Troisième chemin, même configuration, et il fait maintenant nuit noire. Au jugé, nous finissons par rejoindre une route, où des automobilistes compatissants nous tirerons d'affaire en nous ramenant à bon port.

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3 novembre :

Obersteinbach

Nouveau point de départ : Obersteinbach, quelques kilomètres plus au nord, au pied de la frontière allemande. Les maisons colorées typiquement alsaciennes donnent envie de flâner dans la rue principale. Pourtant nous rejoignons la forêt.

Après quelque temps, nous empruntons un chemin qui s'enroule en spirale ascendante

autour d'une colline. Nous atteignons bientôt les ruines de Wittschloessel. De ce qui fut un château il ne reste que le cœur, constitué d'un vaste rocher de grès rose autour duquel s'appuyait

Wittschloessel

la construction. Des trous façonnés par l'homme, dans lesquels s'encastraient des poutres, gardent la trace de l'édifice ancien. Aujourd'hui les arbres entourent la place. Les rayons du soleil qui traverse le feuillage mettent en valeur les couleurs du rocher, où la dominante rose laisse par endroit la place à des couches tirant sur le vert.

La randonnée reprend, en direction de Windstein. Au détour d'un chemin nous atteignons le village que domine un immense rocher surmonté par deux grands monolithes : le château de
Vieux-Windstein. Dans le rocher en effet, sont creusées des salles, des caves, qui communiquent entre elles par des couloirs. Par un jeu d'escaliers et de ponts tout un itinéraire permet d'en faire la découverte, que nous entreprenons après le déjeuner. Comme la veille, le ciel est sans nuage et sur un rocher en guise de table nous dominons la vallée.

...nous dominons la vallée.

Nous poussons ensuite, non loin de là, jusqu'au château fort du Nouveau-Windstein. Là les murs sont encore bien visibles, avec leurs fenêtres en ogive. Les colonnes qui soutenaient les plafonds de la grande salle sont encore en place, et on devine sans peine la configuration générale de l'édifice. Pour le moment il est pris d'assaut par des scouts allemands qui en gravissent les murailles et s'y promènent au mépris du vertige et de toute sécurité.

...les ombres s'allongent...

Ne voulant pas renouveler l'expérience de la veille, nous prenons le chemin du retour. Avec le jour qui descend les ombres s'allongent, assombrissant progressivement le pied des reliefs, et créent un fort contraste avec les sommets largement éclairés, mettant un peu plus en valeur leurs couleurs.

...assombrissant progressivement le pied des reliefs...

Pour la première fois, il ne fait pas encore nuit quand nous arrêtons la marche.
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4 novembre :

...guirlandes qui préfigurent Noël... Dernier jour, un léger brouillard se lève progressivement pour nous permettre de retrouver le grand ciel bleu. Le froid est plus vif. Le givre qui recouvre les toiles d'araignées pare les sapins de guirlandes qui préfigurent Noël.
Nous n'avons que la matinée pour marcher car le départ est en début d'après-midi.

D'Obersteinbach nous gagnons les ruines de Lutzelhardt. Comme au Vieux-Windstein, du château ne subsiste qu'un monolithe taillé, sur lequel cependant persistent quelques murs.

Lutzelhardt
...le brouillard se dissiper dans les vallées... Des escaliers permettent d'en atteindre le sommet, d'où nous regardons sous un ciel redevenu bleu le brouillard se dissiper dans les vallées.

Nous reprenons la marche et atteignons bientôt la frontière, marquée par des bornes gravées : F du côté français, et B, comme Bundesrepublik Deutschland, du côté allemand. Nous marchons en Allemagne, pour rejoindre finalement un chemin frontalier. Nous longeons un étang, où se reflètent les arbres, avant de rejoindre un belvédère qui nous offre sa vue vers le sud, vers toutes les Vosges du Nord.

Un dernier déjeuner en plein air, dans un vaste champ entouré par la forêt, et nous rejoignons Obersteinbach.

...un étang où se reflètent les arbres...

FIN
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© Bernard Cathelain 2001