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Sur
les traces de l'Inca
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| 1er septembre |
| Le voyage a été long. Paris-Madrid, puis
Madrid-Bogota, plus de 10 heures de vol agrémentées
par la projection de pas moins de 4 films... à Bogota,
mauvaise surprise, l'avion pour Lima est en retard. Nous n'arriverons
à la capitale du Pérou qu'à 3 heures du
matin, le temps d'un transfert à l'hôtel pour un
court repos, avant de repartir pour l'aéroport où
un dernier avion nous emmènera à Cusco. |
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Les bagages sont posés à l'hôtel, et
nous faisons un premier tour en ville. Dans les rues apparaissent
les anciens murs incas servant de fondations aux nouvelles maisons.
L'appareillage est impressionnant : les pierres sont massives,
ajustées à leurs voisines, pour constituer un assemblage où
il n'y a pas la place pour le moindre espace. La plus célèbre
est immanquable, à demi masquée par un petit Péruvien en tenue
andine qui prend la pose. Nous finirons tout de même par la
photographier, avec ses 12 angles irréguliers. |
Nous continuons jusqu'à
la "Plaza de Armas", vaste quadrilatère bordé sur deux de ses
côtés par des édifices religieux. Ce premier petit tour nous
fait prendre conscience de l'altitude. Nous sommes à 3300 m
et la tête tourne un peu, sans doute perturbés que nous sommes
par le manque d'oxygène qui s'ajoute au manque de sommeil.
Pour moi le repas n'arrangera rien. Nous allons dans une cantine
typique, manifestement prisée par les cusquenians, et les plats
qu'on nous sert sont pour le moins copieux. |
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La cuisine est très bonne, mais j'ai la tête qui tourne
et ai hâte de sortir. Après déjeuner nous faisons connaissance
avec notre guide, Ana Luisa, retrouvée sur la Plaza de Armas.
Elle va nous faire visiter Cusco, nous accompagnera au Machu
Picchu puis dans la vallée sacrée. Pour le moment nous commençons
la visite de la ville. Je ne suis toujours pas très bien et
me demande si je vais aller jusqu'au bout. |
| Nous sommes dans la cathédrale, vaste édifice plusieurs
fois agrandi, la cathédrale d'origine servant désormais de chapelle
latérale. Naturellement le bâtiment a pris la place d'anciens
monuments incas. Et l'intérieur est… baroque ! De nombreuses
dorures, des murs recouverts de peintures pour la plupart issues
de l'école de Cusco, inspirée des maîtres espagnols du XVIIe
siècle. L'ensemble est évidemment chargé, mais somme toute assez
harmonieux. Notre guide est prolixe, ce que j'aurais pleinement
apprécié sans cette nausée qui tarde à partir. |
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Nous sortons de la cathédrale et nous
dirigeons vers le couvent Santo Domingo, construit sur ce qui
fut jadis le monument le plus marquant de la cité : le Temple
du Soleil. Il reste peu de chose des anciens bâtiments, pris
dans les arcades conventuelles. Demeurent cependant quelques
salles, presque intactes, avec toujours ces assemblages de pierre.
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| Le temple lui-même, seul édifice rond dans
un ensemble très rectangulaire, laisse encore percevoir sa configuration
d'origine. La logeaient les momies des souverains incas. Il
faut imaginer l'ensemble recouvert d'or, d'argent ou de platine,
avant le pillage des Conquistadors. |
| Nous laissons feu le Temple
du Soleil pour rejoindre en bus notre destination suivante,
Saqsayhuaman, la forteresse qui domine la ville. Il n'en reste
qu'une partie, suffisante pour apprécier les assemblages de
pierre et imaginer l'énergie prodigieuse qu'il a fallu déployer
pour les mettre en place. |
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De la forteresse nous dominons la ville et en apprécions
l'étendue. Même si nous sommes un peu plus haut - nous avons
grimpé d'une centaine de mètres - la sensation d'inconfort s'estompe.
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| En revanche la température a baissé avec le
soleil, et un petit vent me fait regretter de ne pas avoir mis
une épaisseur de plus. |
| Une dernière visite, le site de Qenko,
à immédiate proximité de Saqsayhuaman, vaste rocher percé de
petites grottes, aménagé en temple par les Incas. Enfin le bus
nous ramène à l'hôtel d'où nous repartons pour dîner : petit
restaurant sur la Plaza de Arma où nous mangeons à l'étage.
Puis vraie nuit de sommeil d'une seule traite. Il devient difficile
de réaliser qu'il n'y a pas 48 heures que nous avons quitté
Paris ! |
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| 2 septembre |
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| Le réveil est matinal, sans vrai problème
de décalage horaire. Nous allons prendre le train qui va nous
conduire au Machu Picchu. La gare est grouillante, mais l'embarquement
bien organisé. Une employée vérifie nos billets et nos identités.
Comme la distribution s'est faite au hasard, elle se montre
assez surprise que je me prénomme Ana Luisa ! Nous rétablissons
à peu près les choses et tout rentre dans l'ordre. Nous sommes
dirigés vers notre voiture où un autre employé nous attend pour
nous montrer nos sièges. |
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À 6h30 le train s'élance, avec une vitesse… relative.
La pente pour franchir le col qui nous permettra de redescendre
vers Aguas Calientes est trop abrupte pour permettre une ascension
directe. Un système de zigzags a donc été mis en place : à quatre
reprises le train s'arrête et repart dans le sens opposé pour
emprunter, via un aiguillage, une nouvelle voie montante sans
avoir à tourner. Le rythme est globalement très lent, et il
faut près de 4 heures, pour atteindre notre destination finale,
située pourtant à à peine |
| plus de cent kilomètres. Les paysages défilent,
de plus en plus luxuriants. Nous descendons vers la jungle,
Aguas Calientes n'étant qu'à 2100 m d'altitude. À l'arrivée
pas d'erreur possible, nous sommes sur un haut lieu touristique
: les boutiques de souvenirs encadrent le chemin, et une queue
importante s'est formée devant l'unique guichet délivrant des
billets pour le car qui doit nous monter au Machu Picchu. |
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Encore une demi-heure
d'une route en lacets et nous sommes à l'entrée du site, devant
laquelle |
nous pique-niquons. Un dernier contrôle et nous y sommes.
Hélas il pleut, et des nuages bas nous empêchent de voir le
Machu Picchu dans son ensemble. Il faut faire un gros effort
pour se situer par rapport à l'image bien connue des ruines
au pied de leur piton rocheux.
La visite commence pourtant. Nous passons de salles en salles,
avec toujours ces appareillages de pierres ajustées avec une
précision millimétrique. |
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Là, pas de destructions volontaires, mais le temps a fait
son œuvre. Une campagne générale de restauration est cependant
en cours, et une bonne partie du site a déjà été reconstituée,
peut-être un peu trop à mon goût.
Il va sans dire que plus encore que la visite sous la
pluie, l'absence de vue d'ensemble est décevante. Heureusement
le ciel se dégage un peu dans l'après-midi, et nous retrouvons
progressivement les perspectives que nous laissaient imaginer
les photographies. |
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| Puis notre guide nous laisse, après deux heures
de commentaires détaillés. |
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Elle repart à Cusco et nous rejoindra
le surlendemain dans la vallée sacrée. Manu, notre accompagnateur,
reprend les rennes.
Nous nous dirigeons vers un sentier proche de l'entrée.
Nous allons vers le pont de l'Inca. |
| Il s'agit d'un petit pont, aujourd'hui visible
mais inutilisable, qui mène à un sentier vertigineux taillé
le long de la falaise. Plusieurs centaines de mètres plus bas,
coule la rivière Vilcanota, dont un des méandres entoure le
Machu Picchu. Impressionnant. |
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Nous rebroussons chemin et nous dirigeons vers la sortie.
Nous allons descendre à pied, croisant à plusieurs reprise
la route empruntée par le car.
Après une petite heure nous retrouvons
Aguas Calientes. Nous traversons le village, avec ses rues
en pente en pleins travaux, et rejoignons notre hôtel.
Ensuite nous attend la bonne
surprise du jour : en continuant la rue principale nous arrivons
aux sources chaudes. Ces sources alimentent de vastes bassins,
dans lesquels on vient s'immerger. Nous nous retrouvons à
barboter dans l'eau délicieusement tiède et ceci nous délasse
des fatigues de la journée. Un petit bassin a également été
réservé pour l'eau froide, dans lequel nous allons nous tremper
à deux ou trois reprises pour mieux profiter ensuite de la
sensation de chaleur. Seule déception, nous sommes venus sans
argent, et les piscos sours du bar installé à proximité des
bassins, qu'on sirote en se baignant, demeureront un rêve
inaccessible.
Nous nous rattraperons au dîner !
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Ce matin nouveau départ pour le Machu
Picchu, en reprenant le car de la veille. La brume matinale
est légère, et se dégage assez rapidement : une fois sur le
site, il nous apparaît enfin dans toute sa splendeur, avec ses
terrasses enherbées séparant les quartiers. Nous le traversons
au plus court car nous allons gravir le Huayna Picchu, le piton
qui le domine de ses 2700 m. |
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Nous rejoignons un point visité la veille, où
la roche sculptée épouse la forme de la montagne
à laquelle elle fait face. |
| Le chemin commence un peu plus loin, et grimpe
rapidement le long du rocher, au point que le sentier prend
souvent des allures d'escalier. La montée est assez fatigante.
J'arrive près de marches assez raides, qui rejoignent une petite
maison dont nous saurons plus tard qu'elle vient d'être construite
en reprenant le style des Incas. |
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| Je les gravis pour m'apercevoir au sommet que…
Manu et Richard ont pris un autre chemin et sont maintenant
sur ma droite, en contrebas. J'en suis quitte pour redescendre,
ce qui est pour le moins inconfortable vu la raideur et l'irrégularité
des escaliers. Le groupe se reconstitue. |
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Nous empruntons un petit passage au travers
du rocher et nous retrouvons très vite au sommet déjà occupé
par une demi-douzaine de randonneurs. Nous
y demeurons quelque temps pour profiter de la vue plongeante
sur les ruines et sur les gorges de la Vilcanota, puis la descente
commence. |
| Nous sommes de l'autre côté du piton et là encore le chemin
tient de l'escalier. |
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| Bientôt un passage un peu
difficile, une corniche à franchir avec une main courante, suivie
d'une échelle de 4 ou 5 mètres. Nous continuons la descente
pour arriver au Temple de la Lune, édifice réalisé en profitant
d'une anfractuosité du rocher. À nouveau la taille des
pierres, ajustée à la roche, nous étonne par sa précision. |
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Nous reprenons le chemin pour nous apercevoir que nous
sommes descendus beaucoup plus que nous ne l'imaginions. Le
chemin pour revenir au Machu Picchu est maintenant en montée
rapide. C'est avec une certaine satisfaction que nous retrouvons
notre point de départ.
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Il est maintenant trop tard pour entreprendre
l'ascension du deuxième sommet qui entoure le site, le Machu
Picchu proprement dit.
Nous optons donc pour la Porte du Soleil, petit col qui marque
l'entrée du site depuis le chemin de l'Inca. Nous le rejoignons
à un rythme de commando. Au sommet la vue sur le site, pleinement
éclairé par le soleil, est magnifique. Nous déjeunons sur place,
tandis qu'un groupe commence à psalmodier à côté de nous. Le
site attire aussi les mystiques ! |
Nous rejoignons l'accueil. Cette fois-ci nous allons prendre
le car pour redescendre.
Au passage une petite attraction : profitant du chemin que nous
avons pris hier un gamin dévale la pente à notre insu et nous
attend à chaque virage pour nous gratifier d'un "adios" ou d'un
"good bye". En bas il montera dans le car pour récolter le fruit
de sa course.
Nous retrouvons Aguas Calientes, longeons les magasins de souvenirs,
judicieusement placés à l'arrivée du car, récupérons nos bagages
à l'hôtel et retournons à la gare. |
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| Nous voilà dans le train, et nous nous arrêtons
cette fois-ci à mi-parcours, à Ollantaytambo, que nous atteignons
en fin d'après-midi. En allant dîner nous traversons la place
du village avec sa statue de guerrier inca et nous avons un
premier regard sur les vieux murs qui servent de soubassement
aux maisons. |
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| 4 septembre |
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La nuit fut comme les précédentes
: réparatrice et ininterrompue.
Il est tôt, notre guide ne doit nous rejoindre que
vers 8h00 et nous avons un peu de temps pour traîner dans
les rues d'Ollantaytambo. La ville a gardé son plan d'origine,
et les vieux murs incas sont pleinement apparents. Il est
donc facile d'imaginer son aspect général avant l'arrivée
des Espagnols. Une forteresse la domine, objet de notre prochaine
visite.
Nous rejoignons son entrée où nous retrouvons Ana Luisa.
La visite commence.
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Nous gravissons des escaliers le long de gradins enherbés,
jusqu'à un point intermédiaire. Je suis allé trop vite, sans
me soucier de l'altitude, et vais mettre un petit moment à récupérer
de ces premiers pas. Depuis les gradins nous avons des explications
sur l'organisation générale du site. En face, dans la montagne,
des bâtiments qui servaient de greniers, et une roche taillée
pour évoquer la tête de l'Inca. La place a en elle-même une
double fonction religieuse et défensive. |
Nous reprenons l'ascension. Plus haut, de très grosses
pierres polies nous font face. Elles laissent deviner des bas-reliefs
à jamais effacés par les Espagnols soucieux de faire disparaître
toute trace de l'ancienne religion.
En contrebas, de l'autre côté de la rivière, la carrière qui
servit à extraire les pierres. |
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Le chemin qu'il a fallu faire parcourir à ces blocs énormes
est impressionnant. Pour traverser la rivière les Incas, profitant
de la saison sèche, ont détourné son cours après avoir approché
les pierres de la rive.
Nous continuons sur une sorte de chemin de ronde, assez abrupt,
pour nous retrouver de l'autre côté des terrasses. Un système
de canalisation permettait d'y amener l'eau.
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| Nous terminons la visite en descendant vers
les sources sacrées. De multiples fontaines assuraient les diverses
fonctions, des ablutions à l'alimentation en eau. |
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Nous montons dans le car, qui, au bout
d'une heure, emprunte une route escarpée. Nous arrivons à Pisaq,
autre forteresse fameuse.
Nous sommes à 3700 m et nous allons, après la visite, redescendre
à pied au village, 400 m plus bas. Là encore nous nous gavons
de ruines, fruit de l'ingéniosité des Incas.
En arrière du site, une colline percée de multiples cavités
: le cimetière. |
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| Dans chaque niche les Incas étaient "enterrés"
en position accroupie. Les momies qui ne furent pas pillées
lors de la conquête ont été aujourd'hui emmenées dans les musées
locaux. |
| Le chemin se poursuit au travers des murs de pierres, certains
reconstitués après les destructions. |
| Toujours des cultures en terrasse, des fontaines,
avec un jeu astucieux de rigoles pour |
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conduire l'eau, des greniers pour la nourriture.
Nous descendons durement. Après quelque temps nous nous retrouvons
sur la place du village, où nous allons déjeuner, après une
visite à un four à pain d'où sortent de délicieux pâtés qui
nous serviront d'apéritif. |
| Le repas en terrasse, au milieu des géraniums
géants et de jeunes chats qui folâtrent, |
nous a permis, accessoirement, de découvrir que la tomate,
dans sa forme primitive, est issue d'un arbre !
Départ pour Cusco, maintenant très proche.
Nous visitons deux derniers sites au passage, dans la continuité
de Saqsayhuaman, vue l'avant-veille.
Le premier, Tambo Machay, est un ancien
lieu de culte où l'Inca, en déplacement, venait faire ses incantations.
Toujours la source, relayée par les canalisations permettant
ensuite d'utiliser l'eau pour l'irrigation. Et dans le bâtiment,
quelques niches dans lesquelles une poignée d'Occidentaux essaient
de retrouver leurs liens cosmiques !
Second bâtiment, à une ou deux minutes en
car, Puca Pucara, ou fort rouge en quechua. La fonction est
plus stratégique mais elle reste mêlée au rituel.
Nous repassons devant Qenko et Saqsayhuaman
et rejoignons notre hôtel à Cusco. Il est tôt et nous décidons
de visiter la ville avant le dîner. Notre chemin le long du
marché et des bâtiments universitaires, dans des quartiers de
moins en moins touristiques, nous mènera à la gare, où un policier,
s'inquiétant de nous voir ainsi déambuler dans une apparente
insouciance, nous avertit du caractère un peu "peligroso" du
quartier. Nous repartons vers le centre touristique sans insister.
Pourtant une carte bleue perdue dans un distributeur, et récupérée
à la banque grâce à l'intervention d'un policier qui l'avait
trouvée, nous rassurera en partie sur la sécurité à Cusco !
Un pub irlandais, Guinness contre Cusqueña malta, la bière brune
locale, et nous rejoignons le restaurant où nous prenons congé
d'Ana Luisa.
Demain départ pour le trek. |
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Vers la
deuxième partie : L'épine de la Singrenacocha |