|
8 mai:
|
|
|
|
|
|
|
|
Arrivée
en début d'après-midi au château de Vallerois,
formidable bâtisse des XIIe et XVIe siècles
en cours de restauration. Nous aurons l'occasion d'en faire une visite
approfondie un peu plus tard. |
|
|
Nous repartons
pour Villersexel, où nous attend la première randonnée
du séjour. Le château est d'un autre style, entièrement
reconstruit en 1880 après l'incendie de la guerre franco-allemande.
|
La bataille de Villersexel
Célèbre victoire
française lors de la guerre de 1870, la bataille de Villersexel
mit la ville à feu et à sang durant la journée
du 9 janvier 1871 et la nuit suivante. Au matin du 10 janvier,
le château des Grammont, siège de violents combats,
achevait de se consummer, mais l'armée de l'Est, commandée
par le général Bourbaki sortait victorieuse de la
bataille. Paris et Belfort assiégés et la France
entière reprenait courage. Bourbaki poursuivit sa marche
vers Belfort pour tenter d'y lever le siège. L'armée
allemande l'attendait sur la Lizaine et, après de nouveaux
combats, il dut se replier vers Besançon.
(Topo-guide : La Haute-Saône
à pied FFRP)
|
|
|
Nous longeons
un moment l'Ognon, avant de décrire une boucle sur un parcours
boisé. Au milieu de l'itinéraire une ferme, au carrefour
de la grange d'Ancin. Puis à nouveau l'Ognon, et presque
au bout du périple un monument aux morts un peu délaissé
en mémoire des soldats de 1870.
|
|
|
|
|
Au soir, un premier parcours initiatique dans
les caves du château de Vallerois, et un banquet quasiment
royal dans la salle de justice, vaste salle carrée voûtée
en croisée d'ogive, avec sa cheminée monumentale.
Retour
au début
|
|
9 mai :
|
|
|
| La nuit au milieu
des vieilles pierres fut douce, à peine troublée par
les cloches de l'église, si proches à l'heure de l'angélus. |
| Aujourd'hui l'itinéraire est
plus long, même si le départ n'est pas très matinal.
Nous partons sur un sentier qui monte derrière le village.
À nouveau les bois, au travers d'un chemin forestier. Le long
de la route des rangées de bois coupé qui semblent interminables. |
 |
 |
Un peu plus tard l'itinéraire monte
doucement, en bordure du mont Jésus, avant de redescendre
et de déboucher sur une vaste vallée où serpente
l'Ognon. Le village de Chassey pointe son clocher au milieu des
champs de colza. Au loin les monts du Jura se perdent dans la brume.
Il fait beau, presque lourd.
Nous descendons vers Chassey, que nous traversons, avant de
rejoindre la forêt.
|
 |
Nous atteignons Esprels, et
sa fontaine Saint-Desle, que nous avons remarquée hier en bordure
de la départementale, sur la route de Villersexel. Nous nous
attardons auprès de son église, et de quelques vieilles
bâtisses aux allures de maisons-fortes. |
 |
| Le paysage est plus champêtre, et
les nuances marrons des terres labourées le disputent au vert
des forêts. Nous déjeunons au bord d'une petite rivière
qui coule vers l'Ognon. Nous poussons ensuite jusqu'à Moimay
au travers des champs et des bosquets. Quelques moutons impassibles
nous regardent cheminer. |
 |
 |
Nous repartons vers Marast : sa vieille
église romane, adossée à des bâtiments
claustraux que cherchent à vendre leurs propriétaires,
attend une impossible restauration.
Nous récupérons un moment sur un banc qui lui fait face.
La route est encore assez longue, et le temps commence à se
gâter. |
 |
| Nous piquons plein est, à nouveau
à travers bois. Les tempêtes de 99 y ont dessiné
une large clairière où se perd notre sentier. Puis le
bois devient lisière, et la lisière devient champ. Le
vent s'est levé, et une pluie fine commence à tomber,
qui nous fait sortir les imperméables. |
 |
|
Le donjon du château apparaît. Nous traversons la départementale,
un premier village, Baslières, et enfin nous y sommes.
Retour
au début
|
| 10
mai : |
|
| La
veille au soir nous avons eu un premier aperçu du donjon. Construit
à la fin du XVIe siècle, il domine du haut
de ses 20 mètres la campagne environnante. Nous y retournons
ce matin, pour profiter du paysage sous un ciel qui a maintenant franchement
viré au bleu. |
 |
 |
Nous nous aventurons sur les échafaudages,
pour mieux percevoir les détails de la toiture et les toits
colorés des autres bâtiments.
La visite se termine avec les combles, et leur charpente impressionnante,
qui semble défier le temps. |
 |
 |
Nous
prenons la route en direction du Ballon de Servance. Première
étape, Ronchamp et la chapelle de Notre Dame du Haut conçue
par Le Corbusier. Sa masse blanche et ses formes galbées se
découpent sur le ciel bleu. Les possibilités offertes
par le béton ont été exploitées au maximum,
comme dans le construction de la chaire extérieure. L'ensemble,
pour être inhabituel, s'intègre parfaitement dans le
lieu et dégage une forte harmonie.
La chapelle de Ronchamp
Avec ses formes galbées,
ses tours chapelles, son voile de béton qui lui sert de
toit, ses jeux de lumières et de couleurs, la chapelle
de Ronchamp est l'une des constructions les plus audacieuses du
XXe siècle.
Édifiée en 1955 par le Corbusier à l'emplacement
d'une chapelle de pélérinage détruite par
la guerre, Notre-Dame-du-Haut attire chaque année des milliers
de pélerins et de visiteurs.
"J'ai voulu créer un lieu de silence, de paix, de
joie intérieure" expliquait le célèbre
architecte.
(Topo-guide : La Haute-Saône à pied
FFRP)
|
|
|
|
|
 |
| Le paysage devient plus montagnard : nous
abordons les Vosges Saônoises, et la route s'élève
assez rapidement. Nous atteignons un petit village au creux d'un haut
plateau : Belfahy, la plus haute commune du massif vosgien. Nous continuons
jusqu'à Miellin, où se trouve notre gîte. |

Retour au début |
Le temps de pique-niquer et de nous installer
rapidement, et nous retrouvons nos chaussures. Des nuages ont fait
leur apparition et des villageois nous déconseillent d'aller
trop loin, car l'orage est proche. Nous atteignons
cependant la chapelle Saint-Blaise, construite à côté
d'une source miraculeuse supposée guérir tous les mots.
|
| Le chemin nous mène ensuite au col des Chevrères
: nous avons rejoint Belfahy. Il est maintenant trop tard pour en
faire le tour, même si l'orage est manifestement passé
au large. Nous prenons le chemin du retour qui descend raide au travers
de la forêt. |
 |
| |
11 mai :
Aujourd'hui une longue marche, jusqu'au col de Servance,
est au programme. Mais le temps n'est plus de la partie. Les nuages
et la brume ont envahi le ciel, et une pluie fine tombe de façon
intermittente. |
 |
Qu'à cela ne
tienne, nous empruntons la route derrière le village, qui monte
plein ouest. Nous traversons quelques hameaux, puis la route devient
sentier. Au bout d'une heure nous atteignons la Cote 820, où
se trouve le monument à la gloire des soldats du bataillon
de choc. |
| Nous continuons sur la crête. Nous sommes supposé
avoir un panorama superbe que ce soit en direction du plateau des
Mille Étangs ou du Ballon de Servance. Mais la brume est là
et nous devons nous contenter de la forêt, qui n'est d'ailleurs
pas sans charme par ce temps couvert. |
 |
 |
Nous rejoignons une
route, qui descend sur le versant nord. Elle nous conduit aux hameaux
du Haut-du-Them que nous laisserons sur notre gauche. La pluie s'est
installée et les imperméables sont maintenant de rigueur.
Au loin la fumée d'un feu se perd dans les nuages.
Du fond de la vallée nous rejoignons la départementale
qui mène au Ballon de Servance. Il est largement l'heure de
déjeuner, mais la pluie nous fait continuer un peu pour trouver
un abri. Nous longeons la départementale, où la carte
mentionne un abri. |
Hélas ! Il a disparu, et nous en sommes réduits
à nous abriter sous les arbres.
Nous continuons par le même chemin. Marcher le long de la route
présente peu d'inconvénients, car, départementale
ou pas, elle est parfaitement déserte. Il est vrai que le temps
n'incite pas à rallier le Ballon, fût-ce en voiture.
|
|

Retour
au début
|
Nous y sommes, mais la brume aussi. Un panneau
explicatif nous décrit ce que nous pourrions voir sous un
peu de soleil. Ce sera pour la prochaine fois. Nous empruntons le
sentier du retour, qui redescend doucement vers Miellin à
travers la forêt.
Le soir un dîner gastronomique dans les hauteurs de Servance
nous fera oublier la pluie !
|
 |
|
12 mai :
C'est le départ. Le temps est encore maussade,
mais il ne pleut pas. Au sortir de Miellin nous visitons une vieille
scierie, mue par une roue à aube.
|
 |

Retour au début |
Puis nous prenons la direction
de Fougerolles, patrie du kirsch et de ma grand-mère paternelle.
Un petit parcours aménagé, le sentier des Pierres de
Roûge, nous y fait découvrir la flore de la région. |
 |
| L'après-midi, la visite d'une ancienne distillerie transformée
en écomusée nous permettra de tout connaître sur
la fabrication du kirsch.
Fougerolles,
capitale du kirsch
Bienvenue au royaume de la cerise
! Au XIXe siècle, le pays fougerollais comptait 60 000
cerisiers et 40 distilleries. La cerise, avec laquelle on fabrique
le kirsch, était une véritable industrie. Il reste
aujourd'hui 35 000 arbres, 5 distilleries auxquelles s'ajoutent
les différents agriculteurs distillateurs réunis en
SICA. Les eaux-de-vie de Fougerolles doivent leur réputation
à une terre argileuse et gréseuse qui donne un fruit
gorgé de sucre et de jus. Les cerises sont cueillies à
l'aide d'échelles à un seul mât (pieds de chèvre)
dans des paniers d'osier en bandoulière (charmottes). Après
six semaines de fermentation, la distillation se fait dans des alembics
en cuivre rouge. Puis le kirsch vieillit dans des bonbonnes "sous
le grenier". Pour se donner une idée de l'importance
du petit fruit rouge à Fougerolles, il faut visiter l'écomusée
de la cerise et se rappeler que la capitale du kirsch a été
élue "site remarquable du goût" par le conseil
national des arts culinaires.
(Topo-guide : La Haute-Saône
à pied FFRP).
|
|
|